Joyce Carol Oates : Folles nuits
J'ai terminé "Folles nuits" la semaine dernière, je vais essayer d'écrire une chronique cohérente, mais j'ai la tête dans le gaz.
Résumé : "Plus inventive - et brillante - que jamais, Joyce Carol Oates joue dans ces nouvelles à imaginer les derniers jours de cinq géants de la littérature américaine. Ainsi, dans Le Phare, Edgar Allan Poe, devenu gardien de phare, se retrouve en proie à ses démons, sur une île déserte du Pacifique avec pour seule compagnie celle d'un chien, témoin aussi de sa lutte contre un monstre hybride né de sa démence. Grand-papa Clemens et Poisson-Ange raconte un Mark Twain obsédé par ses rencontre clandestines - et sa correspondance - avec de très très jeunes filles, tandis que Papa à Ketchum décrit un Hemingway réfléchissant avec soin à son suicide. Dans Le maître à l'hôpital Saint-Bartholomew, Henry James, surmontant ses révulsions premières devant une salle remplie de soldats blessés, va fatalement s'enamourer de ces "chers garçons" qu'il a toujours désirés en secret... EDickinsonRépliLuxe redonne la vie à Emily Dickinson sous la forme d'une poupée androïde, un robot vivant fait sur mesure pour un couple de bobos entichés de poésie...
Un prodigieux tour de force que ces histoires de folie, de désespoir, de solitude et de frustration sexuelle, superbement tricotées par Oates dans le style même de chacun de ces cinq maîtres pourtant réputés inimitables."
Effectivement, ce recueil de nouvelles est un très bel exercice de style, de différents styles. Par contre, toutes ont en commun la décrépitude, la désagrégation, la folie, la frustration et certains détails ne sont pas très ragoûtants. Je ne peux pas dire qu'il m'ait enthousiasmée autant que Bloodsmoor, mais c'est néanmoins un très bon livre. Il fallait tout de même y penser, ramener Emily Dickinson à la vie sous forme d'une androïde-compagne pour bobos ! On a alternativement envie de baffer Samuel Clemens et de le plaindre. Poe est toujours aussi glauque et Hemingway est complètement parano. La nouvelle que j'ai préférée, c'est celle sur Henry James. C'est bizarre comme j'ai beaucoup de mal à accrocher à lui en tant qu'auteur alors qu'en tant que personnage - la nouvelle du recueil et "L'auteur, l'auteur" de David Lodge, je le trouve infiniment touchant et assez amusant.
Bref, un bon livre mais pas mon préféré. N'empêche, il faut absolument que j'explore cette auteure, elle me plaît !